Parution d'un chapitre :
Fluckiger Cédric, (2016), Les étudiants sont-ils des natifs numériques?, in Martin O. et Dagiral E. (dirs.), L'ordinaire d'Internet. Le Web dans nos pratiques et relations sociales. Paris, Armand Collin, p. 146-166
Présentation de l'ouvrage:
"Communautés virtuelles,
e-relations, cyber-amitiés, sociabilités en ligne, ou encore liens
numériques... Cet ouvrage propose à un public large une réflexion sur
les transformations du lien social associées aux Technologies de
l’Information et de la Communication et plus spécifiquement à Internet.
Il permet de s’interroger sur la manière dont ces technologies
participent à l’instauration et à la reconfiguration des liens et des
attachements, électifs ou non, entre des individus également
susceptibles d’être déliés.
Allant parfois à l’encontre d’idées
reçues ou conduisant à clarifier des représentations spontanées, il
souligne d'une part la variété des usages par-delà les prescriptions et
usages communément imaginés, et d'autre part les régularités communément
constatées dans l'observation de ces pratiques."
Extrait du chapitre "Les étudiants sont-ils des natifs numériques ?"
"Conclusion : même les « digital natives » doivent apprendre le « métier d’étudiant »
S’il y a une fracture, elle passe non pas entre les instruments, dont certains seraient par nature assignés à la sphère privée, d’autres à la sphère académique, mais bien au sein même des instruments, car plusieurs instruments peuvent de fait être élaborés dans un travail de genèse instrumentale, à partir du même artefact. Cette pluralité, cette « discontinuité instrumentale » n’est pas propre au courriel, on la retrouve pour tout instrument mobilisé dans deux ou plusieurs situations d’usage contrastées, comme le traitement de texte.
Au-delà même des limites des compétences techniques des étudiants, loin d’être tous à l’aise avec les technologies numériques, les ordinateurs ou les réseaux sociaux, on aurait tort de croire que les usages privés peuvent automatiquement, et sans difficultés spécifiques, conduire à des usages importants en contexte universitaire. Au contraire, les habitudes antérieures ne peuvent suffire dans ce nouveau contexte.
Une première raison en est que les codes, les normes ne sont plus les mêmes. Les outils valorisés pour la communication de pairs, précisément parce qu’ils sont liés à l’univers juvénile, aux loisirs, ne sont pas nécessairement les plus adaptés à un travail « académique ». Le « métier d’étudiant », comme tout métier, nécessite des outils spécifiques et dont le statut symbolique correspond à la finalité que prêtent les acteurs à leur activité.
Ensuite parce que les habitudes même les mieux ancrées, les savoir-faire parfois experts que des lycéens, des jeunes, ont pu développer dans leur itinéraire biographique d’usage, ne correspondent tout simplement pas à ceux qui sont nécessaires dans un nouveau contexte : collectif, imposé, marqué par des contraintes temporelles fixes (une date de rendu…), etc. Les formes que prennent les activités communicationnelles instrumentées émargent alors à la fois du côté de pratiques privées et des pratiques académiques.
Bien entendu, l’habitude, la « compétence », la dextérité, la culture numérique sont des facteurs importants pour faciliter ce travail d’appropriation dans un nouveau contexte. Dans ce domaine aussi, les inégalités (sociales, culturelles…) sont loin d’avoir disparu. Mais c’est bien un travail, un apprentissage du « métier d’étudiant », qui nécessite une attention de la part des institutions universitaires, qui doivent prendre conscience qu’être présent sur Facebook ne signifie pas qu’un étudiant saura prendre le pli des attendus de la communication universitaire."
Blog professionnel en Didactique de l'Informatique et des TIC. Retrouvez mes publications et communications
jeudi 29 septembre 2016
mercredi 28 septembre 2016
Parution de l'article "Culture numérique, culture scolaire: homogénéités, continuités et ruptures" dans la revue Diversité
Parution du numéro de la revue Diversité intitulé « Ce que le numérique peut en éducation ».
Fluckiger Cédric, (2016), Culture numérique, culture scolaire: homogénéités, continuités et ruptures, Diversité, n° 185, p. 64-70.
Extrait:
"Que fait la culture numérique à l’école ? En réalité, la polysémie même du terme « culture » brouille d’emblée le débat. La culture numérique peut renvoyer à la culture du numérique qu’acquièrent les jeunes en dehors de l’école ; elle peut aussi renvoyer à ce à quoi l’école doit former les élèves.
Or les discours médiatiques,mais aussi scientifiques parfois, qui abondent depuis plusieurs années sur les jeunes et le numérique, sur les digital natives (Prensky, 2001) et la Génération Y, se caractérisent par une base empirique extrêmement réduite, ainsi que par des effets de généralité pour le moins interrogeants. Estsouvent dépeint « LE » jeune comme si, depuis qu’enfants et adolescents ont des téléphones dans leur poche et des amis en ligne, la jeunesse avait cessé de n’être qu’un mot.Existerait alors une « culture numérique juvénile », distincte de celle des générations précédentes, et dontl’une des conséquences en serait qu’elle heurterait l’école et la culture scolaire.
Cet article vise à prendre le contre-pied des discours de sens commun sur la culture numérique des jeunes « mutants » de la « génération Y », en mettant en avant des études empiriques issues de différentes disciplines de recherchequi montrent comment la culture numérique des jeunes est traversée de lignes de fractures, comment les jeunes doivent jongler, plus ou moins aisément, entre plusieurs cultures du numérique et comment detelles situations portent en elles le risque de perpétuer certaines inégalités.
Pour cela, notre argumentation se développera en trois temps : nous montrerons d’abord, en rendant compte des débats autour des inégalités numériques et des approches critiques du numérique en éducation, qu’il est nécessaire de modaliser l’idée d’une culture numérique juvénile ; nous discuterons ensuite de la difficulté à penser l’expérience du numérique d’un adolescent comme homogène ; enfin, nous discuterons des manièresdontl’institution scolaire et les chercheurs posent le problème de l’évolution des missions de l’école face au développement du numérique.
"
Fluckiger Cédric, (2016), Culture numérique, culture scolaire: homogénéités, continuités et ruptures, Diversité, n° 185, p. 64-70.
Extrait:
"Que fait la culture numérique à l’école ? En réalité, la polysémie même du terme « culture » brouille d’emblée le débat. La culture numérique peut renvoyer à la culture du numérique qu’acquièrent les jeunes en dehors de l’école ; elle peut aussi renvoyer à ce à quoi l’école doit former les élèves.
Or les discours médiatiques,mais aussi scientifiques parfois, qui abondent depuis plusieurs années sur les jeunes et le numérique, sur les digital natives (Prensky, 2001) et la Génération Y, se caractérisent par une base empirique extrêmement réduite, ainsi que par des effets de généralité pour le moins interrogeants. Estsouvent dépeint « LE » jeune comme si, depuis qu’enfants et adolescents ont des téléphones dans leur poche et des amis en ligne, la jeunesse avait cessé de n’être qu’un mot.Existerait alors une « culture numérique juvénile », distincte de celle des générations précédentes, et dontl’une des conséquences en serait qu’elle heurterait l’école et la culture scolaire.
Cet article vise à prendre le contre-pied des discours de sens commun sur la culture numérique des jeunes « mutants » de la « génération Y », en mettant en avant des études empiriques issues de différentes disciplines de recherchequi montrent comment la culture numérique des jeunes est traversée de lignes de fractures, comment les jeunes doivent jongler, plus ou moins aisément, entre plusieurs cultures du numérique et comment detelles situations portent en elles le risque de perpétuer certaines inégalités.
Pour cela, notre argumentation se développera en trois temps : nous montrerons d’abord, en rendant compte des débats autour des inégalités numériques et des approches critiques du numérique en éducation, qu’il est nécessaire de modaliser l’idée d’une culture numérique juvénile ; nous discuterons ensuite de la difficulté à penser l’expérience du numérique d’un adolescent comme homogène ; enfin, nous discuterons des manièresdontl’institution scolaire et les chercheurs posent le problème de l’évolution des missions de l’école face au développement du numérique.
"
mardi 30 août 2016
Intervention "L'EMI en questions" à la journée d'étude "L'EMI en questions" à l'ESPE de Caen
Le vendredi 18 mars 2016, à l’ESPE de Caen, a eu lieu la deuxième journée d’étude, co-organisée par le GRCDI (Groupe de Recherche sur les Cultures et la Didactique de l’Information), l’ESPE de Caen et l’ESPE de Rouen : « L’EMI en questions : enjeux, prescriptions, contenus, apprentissages ».
“EMI et numérique”, Cédric Fluckiger, MCF Sciences de l’Education, Université de Lille 3 ;
L’EMI sera interrogée du point de vue de la didactique de l’informatique et de la didactique des disciplines. Nous montrerons comment les didactiques permettent de poser la question des contenus et de leur organisation dans une forme plus ou moins disciplinaire. Pour cela, une comparaison pourra être faite avec la manière dont la question s’est posée pour les contenus informatiques. Nous discuterons du fait que l’informatique et l’EMI, dans leur élaboration en tant que domaine d’enseignement, sont pris en tension entre trois tentations : une visée culturelle, une visée de certification des compétences et une visée de disciplinarisation.
Lien vers la vidéo de mon intervention : https://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/09_emi_et_numerique_emi2016.21831
Lien vers l'ensemble des interventions de la journée: https://www.canal-u.tv/producteurs/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/espe/l_emi_en_question
“EMI et numérique”, Cédric Fluckiger, MCF Sciences de l’Education, Université de Lille 3 ;
L’EMI sera interrogée du point de vue de la didactique de l’informatique et de la didactique des disciplines. Nous montrerons comment les didactiques permettent de poser la question des contenus et de leur organisation dans une forme plus ou moins disciplinaire. Pour cela, une comparaison pourra être faite avec la manière dont la question s’est posée pour les contenus informatiques. Nous discuterons du fait que l’informatique et l’EMI, dans leur élaboration en tant que domaine d’enseignement, sont pris en tension entre trois tentations : une visée culturelle, une visée de certification des compétences et une visée de disciplinarisation.
Lien vers la vidéo de mon intervention : https://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/09_emi_et_numerique_emi2016.21831
Lien vers l'ensemble des interventions de la journée: https://www.canal-u.tv/producteurs/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/espe/l_emi_en_question
mercredi 4 mai 2016
Parution d'un chapitre d'ouvrage avec Isabelle Bastide sur les albums de littérature de jeunesse au TBI
Parution du chapitre de l'ouvrage issu du premier colloque Etic.
Bastide Isabelle, Fluckiger Cédric, (2016), Album papier, album numérisé: une dialectique objet-outil avec le TBI, in Villemonteix F., Baron G.-L., Béziat J. (dirs), L'école primaire et les technologies informatisées. Des enseignants face aux TICE, Villeneuve D'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, p. 47-58.
Extrait: "Cette communication s’inscrit dans le cadre des premiers travaux d’une recherche menée par l’équipe Théodile-CIREL (Lille 3), commanditée par l’Inspection de Lille et financée sur réserve parlementaire du Sénat, visant à identifier, décrire et caractériser les ressources didactiques et pédagogiques utilisées par les enseignants, en particulier lorsqu’ils sont confrontés à l’usage d’un TBI. La question que nous posons plus spécifiquement dans cette communication est celle des modifications et adaptations que peuvent subir les ressources au sein de la classe durant différentes séances, en fonction des possibilités interactives offertes par le TBI. Nous prenons le cas du travail d’une enseignante en classe CP, qui utilise, en lieu et place d’une méthode de lecture traditionnelle, des albums dans leur version papier ainsi que leur version numérisée. Nous confrontons l’analyse des séances observées d’une part à celle de l’entretien effectué avec l’enseignante et d’autre part à l’analyse du contenu des albums dans leurs deux versions."
Lien vers la version pré-print du chapitre: http://hal.univ-lille3.fr/hal-01375362/document
Bastide Isabelle, Fluckiger Cédric, (2016), Album papier, album numérisé: une dialectique objet-outil avec le TBI, in Villemonteix F., Baron G.-L., Béziat J. (dirs), L'école primaire et les technologies informatisées. Des enseignants face aux TICE, Villeneuve D'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, p. 47-58.
Extrait: "Cette communication s’inscrit dans le cadre des premiers travaux d’une recherche menée par l’équipe Théodile-CIREL (Lille 3), commanditée par l’Inspection de Lille et financée sur réserve parlementaire du Sénat, visant à identifier, décrire et caractériser les ressources didactiques et pédagogiques utilisées par les enseignants, en particulier lorsqu’ils sont confrontés à l’usage d’un TBI. La question que nous posons plus spécifiquement dans cette communication est celle des modifications et adaptations que peuvent subir les ressources au sein de la classe durant différentes séances, en fonction des possibilités interactives offertes par le TBI. Nous prenons le cas du travail d’une enseignante en classe CP, qui utilise, en lieu et place d’une méthode de lecture traditionnelle, des albums dans leur version papier ainsi que leur version numérisée. Nous confrontons l’analyse des séances observées d’une part à celle de l’entretien effectué avec l’enseignante et d’autre part à l’analyse du contenu des albums dans leurs deux versions."
Lien vers la version pré-print du chapitre: http://hal.univ-lille3.fr/hal-01375362/document
dimanche 20 mars 2016
Sur le site "Adjectif.net": article sur une approche sociocritique du numérique en éducation
Le groupe de travail sur le numérique en éducation a fait paraître un article sur le site Adjectif.net.il rend compte de la réflexion collective au sein du groupe.
Vers une approche sociocritique du numérique en éducation : une structuration à l’œuvre: http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article387
Collin Simon, Brotcorne Périne, Fluckiger Cédric, Grassin Jean-François, Guichon Nicolas, Muller Catherine, Ntebuse Jean-Gabin, Ollivier Christian, Roland Nicolas, Schneider Elisabeth, Soubrié Thierry, (2016), Vers une approche sociocritique du numérique en éducation: une structuration à l'oeuvre , Adjectif.net.
Vers une approche sociocritique du numérique en éducation : une structuration à l’œuvre: http://www.adjectif.net/spip/spip.php?article387
Collin Simon, Brotcorne Périne, Fluckiger Cédric, Grassin Jean-François, Guichon Nicolas, Muller Catherine, Ntebuse Jean-Gabin, Ollivier Christian, Roland Nicolas, Schneider Elisabeth, Soubrié Thierry, (2016), Vers une approche sociocritique du numérique en éducation: une structuration à l'oeuvre , Adjectif.net.
dimanche 28 février 2016
Communication au colloque Didapro-Didastic 6 (Namur, février 2016)
Fluckiger Cédric, Delamotte Eric, (2016), Les contenus informatiques à l'école dans le contexte de la convergence entre technique, média et information : vers un composite ?, Colloque International Didapro-Didastic 6, Namur, 25-27 janvier.
Texte intégral: https://didapro6.sciencesconf.org/76260/document
Résumé. Cette communication s’appuie sur l’hypothèse que pour rendre compte de la forme non disciplinaire prise par les technologies informatiques à l’école, il est nécessaire de l’envisager dans un contexte marqué les évolutions curriculaires importantes de l’école et par la convergence entre enseignements informatique ou éducation aux TIC, éducation aux médias et à l’information. Elle propose une analyse de discours portant sur l’enseignement de l’informatique, dans le cadre du projet ANR Translit. Les analyses menées avec le logiciel Alceste portent sur un corpus de textes de référence, dans les sphères scientifique, institutionnelle et professionnelle . Elle permet de montrer que les discours professionnels ou universitaires retenus dans le corpus ne traitent que très peu des questions de la politique éducative. Les discours scientifiques portent surtout sur les contenus eux-mêmes alors que ce sont les discours professionnels qui traitent de l’organisation curriculaire de ces contenus.
Les 4 classes spécifiant les discours sur l'informatique à l'école:
Texte intégral: https://didapro6.sciencesconf.org/76260/document
Résumé. Cette communication s’appuie sur l’hypothèse que pour rendre compte de la forme non disciplinaire prise par les technologies informatiques à l’école, il est nécessaire de l’envisager dans un contexte marqué les évolutions curriculaires importantes de l’école et par la convergence entre enseignements informatique ou éducation aux TIC, éducation aux médias et à l’information. Elle propose une analyse de discours portant sur l’enseignement de l’informatique, dans le cadre du projet ANR Translit. Les analyses menées avec le logiciel Alceste portent sur un corpus de textes de référence, dans les sphères scientifique, institutionnelle et professionnelle . Elle permet de montrer que les discours professionnels ou universitaires retenus dans le corpus ne traitent que très peu des questions de la politique éducative. Les discours scientifiques portent surtout sur les contenus eux-mêmes alors que ce sont les discours professionnels qui traitent de l’organisation curriculaire de ces contenus.
Les 4 classes spécifiant les discours sur l'informatique à l'école:
dimanche 15 novembre 2015
Communication: Travail documentaire des enseignants utilisant un Tableau Numérique Interactif (TNI) : approche critique en didactique et injonctions à l’innovation
Fluckiger Cédric (2015), Travail documentaire des enseignants utilisant un Tableau Numérique Interactif (TNI) : approche critique en didactique et injonctions à l’innovation, Journée d’étude « Le numérique en éducation : une approche sociocritique », organisée par S. Collin, N. Guichon et J.G. Ntébusé, ENS de Lyon, Lyon, 13 novembre 2015.
Programme de la journée: http://www.univ-lyon2.fr/actualite/actualites-scientifiques/le-numerique-en-education-une-perspective-sociocritique-649314.kjsp?RH=WWW602
Extrait; "On a donc là trois impensés de l’institution scolaire, qui peuvent finalement conduire à mettre les enseignants en difficulté. Face à la multiplication des ressources, les enseignants peuvent se retrouver avoir recours à des outils et des méthodes classiques, et faire face à une incompréhension d’une institution qui attendrait au contraire une innovation pédagogique. Le temps lié au numérique peut être un alourdissement de la charge, que les enseignants compensent en quelque sorte en investissant émotionnellement positivement les tâches qu’ils considèrent comme centrales dans leur profesionnalité. Et enfin l’injonction au collaboratif se heurte précisément à cette importance de la préparation, qui fait partie intégrante de leur travail et les expose au soupçon du pillage s’ils se soumettent à cette injonction de collaboration.
Le sens de notre démarche a donc été critique à la fois en résistant à la commande de l’institution, mais surtout en donnant le point de vue des acteurs, en mettant à nu les conditions de leur exercice professionnel et les difficultés engendrées par l’innovation technologique."
Programme de la journée: http://www.univ-lyon2.fr/actualite/actualites-scientifiques/le-numerique-en-education-une-perspective-sociocritique-649314.kjsp?RH=WWW602
Extrait; "On a donc là trois impensés de l’institution scolaire, qui peuvent finalement conduire à mettre les enseignants en difficulté. Face à la multiplication des ressources, les enseignants peuvent se retrouver avoir recours à des outils et des méthodes classiques, et faire face à une incompréhension d’une institution qui attendrait au contraire une innovation pédagogique. Le temps lié au numérique peut être un alourdissement de la charge, que les enseignants compensent en quelque sorte en investissant émotionnellement positivement les tâches qu’ils considèrent comme centrales dans leur profesionnalité. Et enfin l’injonction au collaboratif se heurte précisément à cette importance de la préparation, qui fait partie intégrante de leur travail et les expose au soupçon du pillage s’ils se soumettent à cette injonction de collaboration.
Le sens de notre démarche a donc été critique à la fois en résistant à la commande de l’institution, mais surtout en donnant le point de vue des acteurs, en mettant à nu les conditions de leur exercice professionnel et les difficultés engendrées par l’innovation technologique."
jeudi 15 octobre 2015
Communication au colloque ETIC 2 (Gennevilliers, 14-16 octobre 2015)
TNI et temps de préparation des contenus didactiques - Cédric Fluckiger et Bertrand Daunay
Nous cherchons à investiguer les discours des enseignants utilisant un Tableau Numérique Interactif (TNI) sur leur rapport au temps – ou, plutôt, comme on le verra, aux temps.
Lien vers le texte de la communication: http://hal.univ-lille3.fr/hal-01613687/document
Extrait:
"Les enseignants estiment-ils que le TNI permet un gain de temps ou qu’il constitue au contraire un alourdissement du temps de travail pour la préparation des cours, voire une perte de temps ? Dans l’ensemble des discours, temps gagné et temps perdus semblent s’équilibrer, mais les variations personnelles et les variations en fonction du type de tâche sont grandes. Cela pourrait d’ailleurs faire penser que la réponse à la question de savoir si le TNI permet de gagner du temps est trop générale. Pourtant, une telle question permet de rendre compte de la manière dont est perçu le temps par les enseignants : les discours sur le temps se situent souvent dans un registre économique de l’investissement, de la perte ou du gain de temps.
(...)
Si le temps peut être gagné ou perdu, le rapport au temps des enseignants ne s’inscrit pas pour autant dans une stricte logique comptable. Le temps, en tant qu’il est vécu subjectivement, est source d’émotions. La dimension plaisir/déplaisir est ainsi très présente dans les discours des enseignants, avec une nette prédominance du plaisir."
Nous cherchons à investiguer les discours des enseignants utilisant un Tableau Numérique Interactif (TNI) sur leur rapport au temps – ou, plutôt, comme on le verra, aux temps.
Lien vers le texte de la communication: http://hal.univ-lille3.fr/hal-01613687/document
"Les enseignants estiment-ils que le TNI permet un gain de temps ou qu’il constitue au contraire un alourdissement du temps de travail pour la préparation des cours, voire une perte de temps ? Dans l’ensemble des discours, temps gagné et temps perdus semblent s’équilibrer, mais les variations personnelles et les variations en fonction du type de tâche sont grandes. Cela pourrait d’ailleurs faire penser que la réponse à la question de savoir si le TNI permet de gagner du temps est trop générale. Pourtant, une telle question permet de rendre compte de la manière dont est perçu le temps par les enseignants : les discours sur le temps se situent souvent dans un registre économique de l’investissement, de la perte ou du gain de temps.
(...)
Si le temps peut être gagné ou perdu, le rapport au temps des enseignants ne s’inscrit pas pour autant dans une stricte logique comptable. Le temps, en tant qu’il est vécu subjectivement, est source d’émotions. La dimension plaisir/déplaisir est ainsi très présente dans les discours des enseignants, avec une nette prédominance du plaisir."
Inscription à :
Commentaires (Atom)



